mercredi 24 novembre 2010

Une sale morveuse

 

J’ai découvert sur un étagère de mon libraire préféré une tout petit livre. On y découvre les aventures de Gally, et surtout l’univers des institutions pour enfants. En quelques planches, Gally dit admirablement la violence qui peut leur être faite, et ce jusque dans les institutions qui sont sensées les aider, le jargon incompréhensible que nous pouvons quelques fois avoir, les sentiments d’abandon et le bonheur d’une main maintenue tendue, la pensée qui se pense malgré la cotonnage par les médicaments, l’incapacité de certains adultes de s’occuper d’enfants… Tout cela en 159 vignettes !

Le propos n’est jamais accusateur. Un personnage le dit “peut-être que sans les médicaments, [les enfants] seraient malheureux” Je ne sais pas s’ils seraient malheureux, mais je sais que les médicaments sont parfois nécessaires.

On apprend sur la page bio de son blogue qu’elle a trente ans et qu’elle est déjà toute ridée. Pour faire court, son adolescence semble dramatiquement normale : elle torture des insectes et est adorable. Ca donne envie d’en savoir un peu plus.

 

Si vous avez un peu de temps, passez voir la sale morveuse. Elle vous parlera d’elle. Elle vous parlera de vous. Elle vous parlera de ce que nous faisons, parfois, à 'l’enfance.