lundi 28 novembre 2011

Jouer aux jeux vidéo laisse des traces dans le cerveau

On vous le dit, on vous le répète : les jeux vidéo, c’est mauvais pour la santé. Une étude très récente montre que jouer à un jeu vidéo pendant une semaine change de façon significative le cerveau.

La bonne nouvelle est sans doute que les gamers ont un cerveau, et ceux qui s’en préoccupent jetteront un œil sur cette étude de la faculté de médecine de l’Université d’Indianopolis. Pour arriver à ce résultat, elle a passé sous un scanner  22 hommes de 18 à 29 ans. Les sujets ont été divisés en deux groupes. Le premier était composé de gamers qui ont joué pendant au moins 10 heures à des jeux vidéo violents. Le second groupe était composé de personnes qui n’ont pas joué a un jeu vidéo pendant une semaine. Les deux groupes ont été comparé avant

Pour les chercheurs, des effets sont constatés dans le cortex cingulaire antérieur et dans le lobe frontal inférieur droit chez les gamers. Il suffit d’une semaine de jeu vidéo pour que les régions préfrontales, généralement associée a des fonctions exécutives, soit moins activées. Il faut aussi une semaine sans jeu vidéo pour que le cerveau des gamers soit comparable à celui-des non-gamers

Que penser d’une étude qui dit une chose (les jeux vidéo laissent une trace sur le cerveau) et son contraire (cette trace est réversible) sans que l’on sache de quoi ces traces sont le signe ? Est ce que jouer 10 heures par semaines vous laisse des idées meurtrières qui se traduisent par les différences observées au scanner ? Faut-il s’étonner de ce que le gyrus  cingulaire, structure impliquée dans la motivation, l’attention, et des fonctions exécutives de contrôle, soit davantage activé chez les gamers ?

Ou ce genre d’étude fait elle partie de la panique qui est maintenue autour des jeux vidéo et de la violence ? En quoi faut-il s’étonner qu’une activité laisse une trace repérable au scanner et que son arrêt fasse disparaitre ces modifications ?

Une autre étude faite au Texas avec 165 enfants et sur trois ans a conclu qu’il n’y a pas de liens entre les conduites antisociales, l’agression ou la dépression et les jeux vidéo.

 

pdf-file-logo-icon (1)A longitudinal test of video game violence influences on dating and aggression: A 3-year longitudinal study of adolescents.  Christopher J. Ferguson, Claudia San Miguel, Adolfo Garza, Jessica M. Jerabeck 

http://www.journalofpsychiatricresearch.com/article/S0022-3956(11)00262-7/abstract

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